Une note d’espoir vient pourtant éclairer les ténèbres de la recherche sur l’alcoolisme car une équipe de chercheurs vient d’avancer une hypothèse totalement stupéfiante – dans le sens positif du terme. Ils se sont basés sur le fait que le stress fait augmenter l’envie de boire. La solution serait d’inhiber le récepteur de la réponse neurologique au stress. Personne ne ressentirait plus ainsi l’envie de boire. Si cette étude venait à aboutir, les alcooliques pourront être sevrés sans risque de rechute au bout de quelques jours de traitement et la prévention de l’addiction à l’alcool sera beaucoup plus facile à entreprendre.

Pour comprendre la technique que ces chercheurs révolutionnaires essaient de mettre en œuvre, il faut savoir se rapporter aux tests préalables menés en laboratoire sur des souris. Le but de ces tests était d’observer l’impact de l’inhibition du récepteur de la neurokinine 1 ou NK1T. Ce dernier est un médiateur de la réponse cérébrale au stress. Il est ressorti de ces expériences que les souris dont les récepteurs sont désactivés consomment moins d’alcool. Superposé à une échelle humaine, cela voudrait dire que si une personne ressent du stress et que son récepteur de neurokinine est inhibé, elle ne ressentira plus aucune envie de boire et cherchera un autre moyen pour se détendre. C’est donc une grande avancée pour la lutte contre l’alcoolisme, cette dangereuse addiction qui fait des milliers de victimes chaque année, notamment dans les accidents de la route.

Source : http://www.eurekalert.org/