Les conclusions des spécialistes sont tout simplement édifiantes : le tabac accélèrerait le vieillissement cutané. Le collagène nécessaire au renouvellement cellulaire est en effet littéralement brûlé par la nicotine. De plus, la fumée de cigarette obstrue les pores et empêche l’évacuation de la sueur et du sébum. La peau devient alors terne et granuleuse et perd de sa tenue. Le relâchement cutané lié à l’âge s’accompagne de sillons et de rides plus creusés que chez les non fumeurs.

Cette découverte vient enrichir la longue liste des maux causés par le tabagisme. Le cancer de la gorge, des poumons, du larynx ou de la langue, les ulcères et autres calamités ont été maintes fois explorés et servi d’armes à la lutte contre le tabac. Pourtant, le public semble ne plus en avoir peur et se complaire dans un état de sursis perpétuel. Les américains ont peut-être trouvé un nouveau moyen de pression qui incitera les fumeurs – surtout les femmes soucieuses de leur beauté et de leur apparence physique – à arrêter. En effet, il faut savoir que deux femmes ayant le même rythme de vie, la même corpulence et le même âge réagiront différemment aux traitements cosmétiques pour la peau (crème antirides, tenseurs…) selon qu’elles fument ou non. Il est donc à parier que le nombre de fumeuses chutera de façon significative dès que les résultats de cette étude auront été vulgarisés. Avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics, les raisons de continuer à fumer s’amenuisent de jour en jour et c’est tant mieux !